11 novembre 2006

Un courant d'air pourfendeur

Il commence à faire sombre très tôt. C'est à dire que le soleil devient comme nous autres : il a la flemme. Il se lève de plus en plus tard, se couche de plus en plus tôt et il ne nous réchauffe même plus lorsqu'il traverse - rares sont les occasions - les nuages alourdis de l'automne. Tomberait-il malade ? Je le crains, comme chaque année.

Les sanglots longs des violons de l'automne blesse mon cœur d'une langueur monotone.


Et me voici devenu un être bipolaire, vivant à deux endroits différents par semaine. Je me retrouve face à moi-même, ou plutôt face à cette impression d'être devenu deux. On ne change pas, on diffère en permanence. Or j'ai soudainement pris conscience que ma vie venait de prendre un virage serré s'enfonçant au pied d'une montagne. Quelle branche du carrefour prendre ?

Pas facile d'être soi.

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