Lorsqu'on quitte ses parents ce n'est, parait-il, jamais facile. C'est plus risqué pour certains que pour d'autres. Je me surprends à emballer mes affaires dans des caisses ou comme je peux. Je vais déménager pour la première fois de ma vie, à la fois soulagé et à contre cœur. Direction le kot, avant un passage chez mon amoureuse.
C'en est était trop.. Trop que l'on me dicte sans cesse ma vie, trop que l'on m'engueule pour tout et pour rien, presque pour le plaisir, trop que l'on m'interdise tout et rien. Non, trop marre, tout ceci c'est fini.
Je ne fuis pas mes problèmes, j'y mets un terme. J'ai trouvé la force dans ses yeux et dans sa voix. Je sais que je pourrai y puiser mon énergie longtemps encore, et que j'aurai le soutien de mes amis. La bouffe manquante, les fringues à acheter, les guindailles à payer, la désintoxication du net, le pain rassi, les adieux au vélo et à la campagne, les mois sans tunnes, la galère, tout ça en vaut la peine tant que je vis ma propre vie, comme je l'entends. Je me suis trop longtemps laissé dirigé par ma raison, ma culpabilité et la peur de tout plaquer. Aujourd'hui je m'en remets aux mains du hasard, de la chance, de l'avenir, du mérite et de tous les possibles. Aujourd'hui enfin je prends le mors aux dents et j'avance !
Comme dans la chanson de Jeronimo : « J'vais tout plaquer sauf toi ».
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