30 mai 2007

Insupportable

La personne qui écrit ces articles est insupportable. Elle-même s'écœure régulièrement en se regardant. Et pourtant des gens l'apprécient, parfois plus que lui-même. Qui faut-il croire ? Qu'est-ce qui compte le plus : ce qu'on fait pour les autres, l'image qu'on donne ou les profondeurs abyssales de moi-même ?
Je continue de penser que le fond prévaut sur la forme. Et ... si c'était le contraire ?

Après tout, oui, je suis humaniste et rendant service, mais surtout pour moi, pour ma conscience et ma volonté de m'engager ! Il faut être honnête. Toutes les valeurs de bien s'applique d'abord à soi-même. J'entends souvent "la charité bien ordonnée commence par soi-même"... Cela revient objectivement à de l'égoïsme, à cette différence près qu'il me permet d'agir, de temps à autres, en bien dans la société. La fin justifie les moyens, c'est une idée qu'il faudra développer...

Quand on ne sait plus trop que penser...

La date du vote pour le Parlement fédéral approche et mon choix se fait de plus en plus incertain. Primo parce que j'adorerais qu'on me flatte pour obtenir ma voix, "je le vaux bien" ! Secundo, et plus sérieusement parce que je trouve finalement de plus en plus qu'il y a du bon, et de trop, dans chaque parti. Ah s'il n'y avait qu'un seul "bon choix" à faire, la démocratie serait si simple ! Cependant elle serait aussi un système pauvre et peu évolutif, sans oublier que le nombre d'imbéciles conséquent qui ferait le "mauvais choix" serait, j'en suis persuadé, complètement désespérant. Dur dur d'être un citoyen parmi tous les cons citoyens, oh pardon pour le jeu de mots !

Les faits : tracs, débats télévisés, dans les auditoires de mon école ou en radio, lettres "personnelles", programmes de partis... on voit la guerre des idées déclarée, le terrain des pensées de notre société et de nos leaders est préparé. Je regrette seulement que ce remue ménage intellectuel et de bonnes intentions se manifeste principalement en période électorale, c'est tellement enrichissant. Ceci dit il faut bien passer aussi à un moment donné à l'action. Toujours est-il qu'aujourd'hui, plus d'un parti me séduit par ses idées. En fait, il y en a deux, dont un a toujours eu une exécrable connotation chez moi.

Je ne tiens pas à rester objectif, après tout je suis un électeur et j'ai des opinions que je partage. Je me fiche bien d'influencer ou non la "campagne", je ne suis pas une institution ! Encore que... alors, quels sont ces deux partis qui m'attirent ?

Sachez avant tout qu'au niveau politique, je reste sur ma faim. Je suis ce qu'on pourrait qualifier en Belgique un écologiste. Et c'est dommage, car c'est vraiment m'arrêter à une définition incomplète. Je suis d'abord un alter mondialiste, un vrai humaniste, écarté du sens "chrétien". Et ça passe entre autre par l'écologie. Mais ça concerne aussi l'économie mondiale et internationale, la justice sociale, la manière de vivre et de voir les choses, la manière de voir l'homme. Mes centres d'intérêts particuliers depuis un bon moment maintenant (il faut bien commencer quelque part) ? Le commerce équitable et le logiciel libre. Parce que ces deux exemples se recoupent, parce qu'ils contiennent des valeurs justes et parce qu'une communauté minoritaire se bat justement et à la loyale contre les grands de ce monde qui eux, ne sont pas du tout honnêtes. Et surtout parce que ces deux communautés marquent des points petit à petit, lentement mais surement. Ils montrent à la face du monde qui veut bien ouvrir un tant soit peu l'œil et leur cerveau, qu'il est possible de faire bouger les choses à condition de s'y investir à son niveau. Oui ! Esperanza ! Un autre monde est possible ! Affaire à suivre, la raison de cet article n'est pas là.

Bon, je disais deux partis ? Que dis-je, non, un parti et un président de parti. Le parti, pour commencer. Il y a écolo, vous savez ce parti ultra progressiste qu'on a toujours coupé dans son élan, trop conservateurs et bien sur leurs acquis que sont les adultes installés dans notre société. Écolo, pour moi, c'est un parti qui a apporté et qui apporte toujours depuis 25 ans un débat de fond d'un enjeu nouveau à l'époque, autre aujourd'hui. Vous savez, quand le monde politique s'est enlisé entre le libéralisme, l'éthique calotine et le socialisme des premiers temps, qui a apporté une vraie alternative : la question du souci de notre environnement ? Écolo ! Qui, n'ayant encore jamais accédé vraiment au pouvoir, n'a jamais été décevant ? Écolo ! Et puis écolo c'est le parti de mes valeurs et de mes ambitions : un monde plus équilibré, un mondre différent... à défaut d'un parti vraiment altermondialiste - je ne rejette pas l'idée d'y mettre mon grain de sel un jour - je trouve qu'écolo est le plus proche de ce que j'attends de mon système politique, de ma réprésentation au niveau décisif dans ma société.
Après tout, ils sont fous ces écologistes de vouloir nous assomer à coup de mesures fortes. Moi j'aime les fous, parce qu'ils sont souvent en avance sur leur temps. Et puis quand ce sont des mesures fortes bénéfiques... Je ne prendrai qu'un exemple, il faut bien se limiter à quelque chose. Une proposition d'écolo pour cette législature : taxer trois fois plus les 4x4, mais que dire de plus ? Quand on voit le prix de ce genre de voitures, les taxes ne devraient pas effrayer leur propriétaire. Et exception faite des gens qui s'en servent vraiment, j'entends par là les gardes forestiers, les chasseurs, les bucherons, bref, les professionnels de la nature, est-ce que ces véhicules sont utiles pour monsieur tout le monde ? J'ai souvent envie de griffer les imposants 4x4 qui stationnent à Bruxelles. Quel bilan écologique, quel perte de place, quel gaspillage ! Seulement voilà, je respecte ces gens et je veux les faire changer à la loyale, grâce à un État clairvoyant.


Bon, vous l'aurez compris, écolo et moi, ça marche. De toute façon, ça marche surtout en dehors de la politique lorsqu'il faut remplir sa mission éducative en tant que chef scout, ou chef de plaine, ou tout simplement entre amis ou en famille. Ça marche aussi chez moi lorsque j'essaie de faire attention à ma consommation d'eau et d'électricité. Alors que le monde politique trouve ça "fashion top tendance", qu'il ait compris que c'est un engagement nécessaire devant une population qui est enfin conscientisée - pas grâce à eux en général mais bien grâce aux scientifiques, aux intellectuels et aux médias, ou encore qu'il ait vraiment pris conscience de l'enjeu primordial de l'écologie, je m'en réjouis, les choses pourront enfin bouger. Seul hic ? Les motivations de l'écologie, comme dans tout, peuvent être douteuses. Une écologie libérale pour les riches, JAMAIS ! Une écologie sociale, bof, le rapport si ce n'est à l'encontre d'une écologie libérale ? Une écologie écologique et éthique ! Oui, bravo ! Une écologie qui s'intègre dans une société durable et plus juste et qui l'incite, voilà ce que je veux. On a besoin de la politique pour ça, mais pas de promoteurs et d'investisseurs qui n'y voient qu'un tas d'argent un peu plus propre et mieux vu que le reste. Je vous renvoie à un article plus loin dans mon blog sur les différentes éoliennes en wallonie financées par... des investisseurs dont le but est clairement que ça rapporte.

Je ferme la parenthèse, je m'étends trop. Bon, là, je vote écolo et tout va bien. Attention je ne vote pas pour quelqu'un en particulier, comprenons-nous bien. C'est ce que j'aime bien à ces élections fédérales, contrairement aux communales dont je tairai mon opinion : ici, on vote vraiment pour un programme et des idées - à condition d'en avoir, bien entendu ! Et ça c'est encore un autre débat démocratique à soulever continuellement.

Alors, et ce président de parti, c'est qui ? Ah, mon cœur balance... C'est monsieur Di Rupo. Oh, bien entendu, je n'apprécie guère le PS pour plusieurs raisons que je vais brièvement synthétiser. Premièrement, j'apparente le PS à des combats passés, du dix-neuvième siècle. C'est pour moi un parti qui défend le socialisme, mais qui n'a pour le moment pas vraiment un combat nouveau à mener puisque les sacrifices humains et les répressions ont déjà été faits. Il faut du socialisme, mais à petite dose, il faut passer à autre chose en gardant nos acquis. Deuxièmement, le PS, c'est le parti assis en Wallonie, et qui dit au pouvoir trop longtemps, dit corrompu. C'est implaquable comme raisonnement. Je veux que ça change, pas comme monsieur Reynders le voudrait, je veux aller plus loin que le PS. Oxfam, l'écologie mouvante, la justice globale, le droit à tous au bonheur, au logiciel libre, à un niveau de vie décent, à l'éducation, au respect... soit. Il suffit de regarder les cartels du PS pour se rendre compte de la déchéance qui traverse le parti. C'est trop facile, il faut donner une leçon et sanctionner à coup de bulletins de [non]vote le parti socialiste. Sinon nous cautionneriont ce genre d'agissement. Troisièmement le parti socialiste, c'est un peu le parti des mémés, des vieils gens, des pauvres gens, des malades, des exclus, des... dépendants ! Et, même s'il faut un étendard influent - pas trop apparemment - et un garde fou pour toute cette frange majoritaire de la population, il y a dans cette situation quelque chose qui me dérange. Quand je vois les petites vieilles de ma famille qui vote PS parce qu'un candidat leur a parlé personnellement et a plutôt parlé "drammasocial" que du fond, ça me désole. Quand je vois les gens coincés dans des logements sociaux et qui, même si je n'en ai aucune preuve, pourraient être victime d'une pression, ça me désole. Quand je vois que des gens malades, pensionnés, affaiblis socialement et économiquement doivent se ranger dans un créneau pour être représentés, ça me désole. C'est tous les partis, à commencer par les libéraux et leur belle liberté individuelle qui devraient les représenter. Les riches ont déjà de quoi être heureux, pourquoi défendre un intérêt qu'ils possèdent déjà ? Parfois je me le demande... Et le CDH que je mets volontairement de côté jusqu'ici - en effet, je considère le CDH comme la phase terminale du PSC, le CDH qu'en est-il ? Parti chrétien, il a endetté la Belgique et ce n'est pas grâce à eux que la pauvreté, trop importante pour aller au paradis, a été enrayée en Belgique. Et puis le CDH manque totalement de cohérence quand on lit le programme et qu'on écoute ses différents représentants. Le centre, en Belgique, il y en a marre ! Par ailleurs, tous ces débats "gauche droite" n'ont plus beaucoup de sens dans nos gouvernements de coalition et m'exaspèrent un peu. Quelles sont les idées nouvelles qui en sortent ? On nous mattraque à coup de mots : économie/solidarité/socialisme/libéralisme... des programmes scolaires du secondaire ! On veut tous faire marcher notre économie et être social en pensant aux démunis. Alors bon sang, pourquoi continuer ad vitam æternam ces débats un peu ... stériles ? Les libéraux ont l'air parfois plus socialistes avec les avantages sur les médicaments pour les personnes atteintes de maladies chroniques, et le PS presque plus dynamique avec son plan Marshal dans l'économie... Bon sang, être copains comme cul et chemise et se crêper le chignon en période électorale... parfois ça me va loin, alors prenons ces acquis et construisons un monde meilleur et autre dessus !

Bref, le PS, je n'aime pas trop, pas plus que le Ca parlé personnellement et a plutôt parlé "drammasocial" que du fond, ça me désole. Quand je vois les gens coincés dans des logements sociaux et qui, même si je n'en ai aucune preuve, pourraient être victime d'une pression, ça me désole. Quand je vois que des gens malades, pensionnés, affaiblis socialement et économiquement doivent se ranger dans un créneau pour être représentés, ça me désole. C'est tous les partis, à commencer par les libéraux et leur belle liberté individuelle qui devraient les représenter. Les riches ont déjà de quoi être heureux, pourquoi défendre un intérêt qu'ils possèdent déjà ? Parfois je me le demande... Et le CDH que je mets volontairement de côté jusqu'ici - en effet, je considère le CDH comme la phase terminale du PSC, le CDH qu'en est-il ? Parti chrétien, il a endetté la Belgique et ce n'est pas grâce à eux que la pauvreté, trop importante pour aller au paradis, a été enrayée en Belgique. Et puis le CDH manque totalement de cohérence quand on lit le programme et qu'on écoute ses différents représentants. Le centre, en Belgique, il y en a marre ! Par ailleurs, tous ces débats "gauche droite" n'ont plus beaucoup de sens dans nos gouvernements de coalition et m'exaspèrent un peu. Quelles sont les idées nouvelles qui en sortent ? On nous mattraque à coup de mots : économie/solidarité/socialisme/libéralisme... des programmes scolaires du secondaire ! On veut tous faire marcher notre économie et être social en pensant aux démunis. Alors bon sang, pourquoi continuer ad vitam eternam ces débats un peu ... stériles ? Les libéraux ont l'air parfois plus socialistes avec les avantages sur les médicaments pour les personnes atteintes de maladies chroniques, et le PS presque plus dynamique avec son plan Marshal dans l'économie... Bon sang, être copains comme cul et chemise et se crêper le chignon en période électorale... parfois ça me va loin, alors prenons ces acquis et construisons un monde meilleur et autre dessus !

Bref, le PS, je n'aime pas trop, pas plus que le CDH ou le MR. Et pourtant il y a cet homme, l'homme au nœud papillon. Cet homme qui se décarcasse pour faire bouger les choses, pour être proche des gens, qui est en adéquation avec ses dires, qui a voulu réformer son parti. Il y a cet homme au dessus du parti mais sans réel pouvoir : comment écarter les corrumpus, les barons qui ramènent malgré tout toutes les voix au parti ? Comment dire "je suis un homme qui privilégie l'équipe" et renverser les seigneurs qui brisent l'image du PS ? Il y a cet homme qui, je pense, a beaucoup plus de charisme que tous les hommes politiques francophones confondus. Et si on me parle de Michel Dardenne, je n'appelle pas ça un homme politique mais un politicien, réfléchissez bien à la différence du terme... Bref, il y a ce monsieur Di Rupo qui malgré tout me plait pour ses idées et ses actes. S'il lui arrivait par hasard de lire ce billet, qu'il m'excuse de ne pas voter pour lui, car jamais je ne voterai pour une personne, et qu'il comprenne bien que c'est surtout son parti qui lui fait perdre des voix comme les miennes. Un électorat qui tente de sanctionner le mauvais travail des uns, et de mettre en avant leurs aspirations, leurs idéaux et leurs principales motivations au niveau des idées pour le monde de demain. Non, décidément, je voterai plutôt pour un parti, et il sera vert !

En attendant, retour au blocus parce que nous, pauvres étudiants, devons réussir nos examens pour espérer avoir un job, et pour vous éviter de payer trop cher nos études universitaires ! Herm... là aussi je vais un peu me taire, plus tard, plus tard !

28 mai 2007

Time passes

On the one hand I must say that things have changed. But on the other hand I agree to say that nothing really ends. Everything just stops and then begins again differently. I think that's what we, all the people, are calling "experience" or "The Life". I just take it as some tests, for a future wisdom that will be mine. How many things have I already done till today ? When I realise that nearly 19 years of my life are over, I feel me old. Otherwise when I see how many years are waiting for me, I think that I still have to do much more !
There was a time where each moment was an occasion to laugh. The virgin innocence of the childhood. The incomprehension, the day-to-day living. The unconsciousness of being, of having to do something of my life that I will be proud of has gone. I fear to realize one day that I am nothing and that I didn't do enough with the time that was given to me.
Now, I just want to rely on the people I really love. I just would like to trust me, if it was possible. And after all, each moment will be an occasion to laugh.

J'ai besoin de toi !

Il va falloir encore se taire
Enterrer ses désirs
il va falloir encore se taire
ou subir les conséquences
il va falloir laisser faire
laisser aller, laisser agir
il va falloir laisser faire
ou subir les conséquences
[j'ai parlé argent tous les jours
j'ai bu toute la nuit
je n'ai pas pu à mon retour te vendre mon produit]


dis moi, encore, chérie
que je suis beau je suis fort
dis le moi encore
que je suis beau je suis fort
car je risquerais de ne plus y croire

dis moi, encore, chérie
que je suis beau je suis fort
ah dis le moi encore
que je suis beau je suis fort
car je risquerais de ne plus y croire


il va falloir encore s'y faire
y croire et sans y croire
il va falloir mettre sous terre
nos idées, nos espoirs
il va falloir acheter un masque
et monter dans leur train
il va falloir acheter un masque
et dire que tout est bien

laisse moi un peu d'amour
[sur la table dans le noir
laisse moi un peu l'argent]

quand tu pars le soir


dis moi, encore, chérie
que je suis beau je suis fort
dis le moi encore
que je suis beau je suis fort
car je risquerais ...

dis le moi encore
que je suis beau je suis fort
dis le moi encore
que je suis beau je suis fort
que je suis beau je suis fort

Chanson d'Été 67, Dis-moi encore.

C'était la chanson du moment ! Et c'est peu dire. J'ai beaucoup de chance de t'avoir auprès de moi, je t'aime. Je me suis promis que je ne pleurerais pas pour ne pas que tu t'en fasses. Demain, tu vas cartonner en Anglais (you rule !). De toute façon, je n'ai jamais beaucoup aimé les puzzles...

26 mai 2007

That's elementary Mr Watson

J'en mourrai d'apprendre un jour que je ne vis plus.

24 mai 2007

Schnell, schneller und am schnellsten !

Verdammt ich habe keine Zeit genug !

aber...

kein Panik auf dem Titanic ! (qu'ils disent)

Et durant mon étude passionnée de ces deux à trois mille mots d'Allemand, tous ces souvenirs de Philippe, mon correspondant et ami Allemand. Des phrases si marquantes ou des mots aux délicieux /r/ roulés comme Spritze, "Mama schlägt mich", "du Dummkopf", "Dieb !", "ach der Aurélien" (à prononcer argh der Orelian), et bien d'aures encore.

Vivement juillet que nous nous revoyons.
Vivement la fin des examens, surtout pour terminer ce blocus.


Ich vermisse dich viele !



Tiens, il tonne au loin, cela remettra le temps en place... je n'étudie plus aujourd'hui, je vais plutôt observer les éclairs et la nature déchaîner à ma fenêtre, comme j'ai toujours adoré le faire.

23 mai 2007

Somebody

Someone that I love
Someone who I dream of
Somebody who is the only one
Somebody for whom I sometimes cry
Someone that is really important for me
Someone that makes me different, better
Somebody that I had searched my whole life
Somebody so much better than all my hopes !
Someone I can't help me thinking about at every time


Somebody I found one year, four months and twenty three days ago. Someone I won't leave so easily, because I know that I'm ready to do so much therefor.


And now my life has become so interesting. Every act has more sense. Happiness and sadness are so much powerful ! Like my feelings.

Delphine, 3 Chemin du Sohy, she is the one that I love [like never before] [for my entire life] so much !

22 mai 2007

La plus grande éolienne de Belgique...


J'aime bien consommer vert, ou plutôt vent... et vous ?

Si je vous disais que j'habite dans un petit village paisible et charmant comme il en existe par milliers en Belgique, cela vous étonnerait ? Si je vous disais que là où il n'y ni grande salle de cinéma, presque pas de bus, pas de couverture 3G et en somme encore peu de trucs ultra high tech' pas nécessaires à une bonne vie, précisément là s'est plantée la plus grande éolienne de Belgique ?
Elle n'est pas arrivée toute seule la coquine, il a fallu un qu'un ancien Couvinois s'y colle, ainsi que des associations citoyennes et beaucoup de travail derrière. Et pourtant elle est bien là, made in Germany. Car attention, si elle produit près de la moitié de la consommation de toute l'entité de Couvin, et qu'elle produit depuis sa mise en route 120% des attentes et prévisions émisent, ce n'est pas pour rien. C'est aussi parce que cette éolienne contient en sa nacelle un bijou technologique, lui aussi le plus avancé de Belgique... d'Allemagne ! Les mots de l'homme qui porte ce projet :


GREENELEC Couvin : alternateur asynchrone ou synchrone ?

Avec un alternateur asynchrone, il faut un multiplicateur à roues dentées pour atteindre la grande vitesse nominale ... et générer bien des inconvénients ...

La plupart des éoliennes actuellement installées en Wallonie sont équipées d'alternateurs asynchrones qui sont en fait des moteurs du type le plus fréquent et le plus simple. C'est le type de moteur que l'on trouve dans presque tous les appareils électroménagers. Par exemple, le « mixe-soupe » se met à tourner à 1500 tours par minute dès qu'on le raccorde à l'électricité (en contactant l'interrupteur). Il est conçu pour tourner à 1500 tours et il démarre pour atteindre très rapidement cette vitesse qui est appelée sa vitesse nominale. C'est pour cet alternateur asynchrone une question de vie ou de mort : il ne peut fonctionner qu'à sa vitesse nominale ou à une vitesse très proche ... Si on le ralentit (parce que la soupe est trop épaisse), il a tendance à s'échauffer ... et même à griller si le ralentissement est un peu important ...
Par contre, si on réussit à l'accélérer au-delà de sa vitesse nominale (en actionnant son axe plus rapidement, en exerçant une force tournante très rapide ...), cet alternateur asynchrone se met à cesser de consommer de l'électricité et, au contraire, il en produit et en fournit au réseau. Avec les anciens compteurs, on pouvait constater que les compteurs tournaient à l'envers et décomptaient les kilowattheures ...
Un premier problème est que l'énergie électrique produite n'est pas de très bonne qualité et qu'elle a tendance à perturber un peu le réseau. C'est ce qui amène les opposants à l'énergie éolienne à clamer qu'il n'en faut pas trop ... sous peine de perturber le réseau.
Mais le plus gros problème est qu'il faut pouvoir atteindre la vitesse nominale de plusieurs centaines de tours ... à partir d'un axe que font tourner les pales : cet axe tourne donc à une vingtaine de tours par minute au maximum, lorsque le vent est très important ... et même à moins de dix tours lorsque le vent est faible.
Cet arbre sur lequel sont fixées les pales est appelé « arbre lent » et il doit transmettre sa force tournante de manière telle qu'une rotation lente se transforme en rotation rapide : seul un multiplicateur peut y parvenir, ce qui signifie que sur l'arbre lent se trouve une grande roue dentée qui est accouplée à une petite roue dentée qui tournera très vite ... et il y a souvent deux ou trois accouplements de ce type, dans lesquels il y a de nombreux frottements, de l'usure, des vibrations, du bruit mécanique, ... et surtout une fameuse perte d'énergie à faire tourner toutes ces roues dentées de plus en plus rapidement ... pour en arriver à la vitesse nominale de l'alternateur où n'arrive évidemment qu'une partie de l'énergie réelle dont disposaient les pales ... Une bonne partie de la puissance du vent est ainsi perdue inutilement, parce qu'une mécanique est vorace en énergie ... et ne se justifie que par un mauvais choix technologique.
On dit que des éoliennes de ce type ont une « chaîne cinétique » composée de pales, roulements, arbre lent, multiplicateur, arbre rapide, alternateur asynchrone. Cette « chaîne cinétique » compliquée est imposée par le choix de l'alternateur asynchrone qui, pour produire de l'électricité, doit dépasser sa vitesse nominale de rotation ... très rapide ...
On constate que ce type d'éolienne est fréquemment à l'arrêt lorsque le vent est faible, et même parfois aussi par vent moyen. Pourquoi ?
La chaîne cinétique consommant en pure perte une partie de l'énergie du vent, elle absorbe toute l'énergie disponible lorsque le vent commence à diminuer et cette énergie ne sert qu'à vaincre les frottements et tout ce qui est nécessaire à faire tourner les roues dentées (elles trempent dans de l'huile, ce qui contribue aussi à les ralentir car il faut « remuer » l'huile aussi ...). Dans bien des cas, lorsque le vent est moyen ou faible, il y a un équilibre entre la puissance fournie par le vent aux pales ... et la puissance absorbée par la « chaîne cinétique » elle-même, si bien qu'en fait l'éolienne tourne lentement mais elle ne parvient pas à faire tourner l'alternateur asynchrone au-delà de sa vitesse nominale et celui-ci ne produit donc pas d'électricité ! On peut dire que l'éolienne tourne mais ne produit pas ! Elle tourne dans le vide !
Si à ce moment le vent faiblit encore un peu, il y a déséquilibre dans le mauvais sens car la « chaîne cinétique » consomme davantage d'énergie que celle apportée par le vent : non seulement l'éolienne ne produit pas, mais elle s'arrête tout simplement alors qu'il y a encore un peu de vent ... Aux yeux du passant, l'éolienne a l'air en panne ... alors qu'il y a un peu de vent ...
Puis le passant repasse ... et constate que le vent a augmenté et que l'éolienne ne tourne toujours pas ...
Par vent faible à modéré, l'éolienne asynchrone reste immobile. Pourquoi ?
Lorsque l'éolienne est à l'arrêt, il faut, pour la remettre en mouvement, non seulement lui donner la puissance nécessaire pour fournir l'énergie qu'absorbe inutilement la « chaîne cinétique » en mouvement, mais encore bien davantage d'énergie car il faut vaincre l'inertie de l'ensemble. En effet, pour qu'une dent de roue dentée se remette à « reglisser » sur la dent de la roue à laquelle elle est accouplée, il faut lui donner un fameux « coup de pouce énergétique » car il faut vaincre la résistance au mouvement, au démarrage, que l'on appelle « inertie » ... Il faut vaincre l'inertie pour la remettre en mouvement ... et c'est beaucoup plus facile lorsque c'est reparti ... Pour rédémarrer l'éolienne asynchrone, il faut donc un fameux coup de pouce ... qui doit en fait être un fameux « coup de vent » ... et donc il faut que le vent augmente à un point tel qu'il puisse fournir la puissance nécessaire pour non seulement donner l'énergie de rotation normale de la « chaîne cinétique » mais surtout pour donner en plus l'énergie permettant de vaincre la force d'inertie ... C'est pour cette raison que, même si le vent augmente un peu, l'éolienne asynchrone reste figée, comme si elle était en panne ... C'est davantage qu'une panne apparente et c'est une véritable calamité car c'est une panne liée à une carence, à une mauvaise conception technologique, à une méconnaissance des lois de l'électricité et de l'électronique ... disons une panne d'incompétence ...
Ce choix technologique d'un alternateur asynchrone présente plusieurs inconvénients graves :
1.d'abord, il y a un gaspillage d'énergie en pure perte, rien que pour faire tourner à grande vitesse un alternateur mal conçu, via un multiplicateur où des roues dentées baignent dans l'huile qui s'échauffe ... et on exploite donc très mal l'énergie du vent avec une machine inadaptée
2.ensuite, il y a les nuisances engendrées comme le bruit mécanique et les fuites d'huile, les risques d'incendie, les usures et donc pièces à évacuer, ... car la technologie n'est pas durable, ce qui est paradoxal lorsque l'on dit agir dans le cadre du développement durable ... et du respect des riverains ...
3.enfin le profit, l'appétit financier à court terme : si la machine asynchrone ne tient que 15 ans, c'est bien suffisant pour un financier qui voit la durée des certificats verts lucratifs sur quelque 10 ans et qui préférera donc une machine de ce type asynchrone un peu moins coûteuse parce qu'il la remboursera en 7 ans et gagnera de nombreux euros pendant trois ans ... alors qu'avec une machine un peu plus coûteuse mais plus durable, son gain sera réduit à deux ans ou à même un an ... et le financier se moquera du fait qu'elle est plus durable et rendra des services pendant plusieurs décennies ...

Avec GREENELEC et ENERCON, un alternateur synchrone spécialement conçu pour des éoliennes

L'alternateur synchrone qui se trouve dans l'éolienne GREENELEC 1 fournie par ENERCON à GREENELEC Europe SA à Couvin est un alternateur multipolaire, ce qui signifie qu'il possède de très nombreux pôles. « Il y en a tellement qu'on ne parvient pas à les compter », s'exclamait vers midi un enfant lors du montage le 21 septembre 2006.
On sait qu'un fil de cuivre qui se déplace dans un champ magnétique (un pôle magnétique tel que celui créé par un aimant par exemple) subit une transformation : ses électrons se déplacent et créent un courant électrique ... Dès qu'il y a passage devant un pôle, il y a déplacement des électrons dans le fil de cuivre et il y a donc naissance d'un courant électrique.
S'il n'y a que deux pôles (un positif, un négatif), il y a très peu de courant électrique si le bobinage de cuivre tourne lentement ... C'est la raison pour laquelle l'alternateur qui équipe l'éolienne de Couvin a été fabriqué avec un très grand nombre de pôles, et il y en a tellement que pour pouvoir les placer l'un à côté de l'autre, il fut nécessaire de prévoir une grande bague qui fait près de cinq mètres de diamètre ... et pèse 60 tonnes ... avec beaucoup de cuivre ... assez coûteux ... ! (Les voleurs n'ont pas eu le temps de venir se servir !!!)
L'avantage est qu'avec un si grand nombre de pôles, l'alternateur produit de l'électricité même s'il tourne très lentement et il peut tourner à des vitesses très variables, comprises entre deux tours par minute et vingt tours par minute ! En fait, il est directement placé sur l'arbre lent que font tourner les pales ... et il tourne donc exactement à la même vitesse que les pales. Il n'y a pas de chaîne cinétique car c'est l'arbre lent qui porte les pales et aussi l'alternateur synchrone et il n'y a donc aucune perte d'énergie pour le frottement d'engrenages, pas de bruit, pas de vibrations car rien ne tourne rapidement, pas d'usure, pas d'huile à remuer, pas de fuites, pas de risques d'incendie, ...
De plus, l'énergie électrique qui sort de l'alternateur varie avec le vent et le courant électrique généré par l'alternateur synchrone multipolaire passe par un container où l'électronique règle très précisément la tension et la fréquence pour le réseau. C'est si bien fait, si parfait à la sortie de l'éolienne que cet électricité ne peut admettre que le réseau soit un peu imparfait et l'éolienne va même corriger automatiquement toutes les variations que connaîtra le réseau qui lui arrive ... Si par exemple quelqu'un allume un gros moteur à proximité, dans cette zone de Couvin, l'éolienne corrigera immédiatement la baisse soudaine de tension avant même que les distributeurs de réseau ne s'en aperçoivent ... L'énergie électrique générée par cette éolienne synchrone est donc d'une très grande qualité ... si bien qu'elle ne peut être comparée à la mauvaise qualité de l'énergie électrique asynchrone ...
Pour résumer, disons que dans l'éolienne de Couvin, rien que l'alternateur en fait un must technologique en comparaison avec les nombreuses éoliennes multimégawatt qui se sont installées en Wallonie ... car c'est (la compétence de) l'électronique qui remplace (l'incompétence de) la mécanique ... pour un développement vraiment durable ...


Jacques MAMBOUR
26 X 2006



Si le sujet vous intéresse : voici le site !







Touche pas à mon éolienne ! Ceci démontre une fois de plus que quand on le veut vraiment, on le peut ! Bien sûr alimenter la Belgique exclusivement par éolienne est une utopie, mais c'est une solution auxiliaire propre et peu coûteuse à long terme.

20 mai 2007

Écrire avec

Je voudrais tout écrire avec mes tripes. Écrire quelque chose qui vient du fond de moi-même, du fond du cœur, du bout de mon imagination.

Mais ça ne sera malheureusement pas le cas aujourd'hui.

17 mai 2007

Comment dire ?

Je ne peux pas vous dire si je me prends la tête parce que je suis politique ou si je suis politique parce que je me prends la tête.

En tout cas, je vous invite à voter intelligemment ce 10 juin. Consulter les programmes des partis, n'écoutez pas trop les grandes pointures "attrape-voix" et votez pour un monde plus juste, meilleur et surtout pour VOUS !

Engagez-vous, défendez vos idées à travers les outils qui vous sont donnés !
Mais qui se soucie de nous ? Pas vous !
Mais qui se soucie de vous ? Pas moi !

Et quand j'ai mal au cœur au point que mes tripes s'en retournent, qui se soucie de moi ? J'espère pas vous !
Ne sommes-nous pas conditionnés par notre propre vie ? Quelle douleur, se rendre compte que seules mes perceptions me permettent d'observer et d'appréhender l'univers. Après tout, et si j'étais un pauvre imbécile complètement à côté de la plaque ?

Ouf, je ne m'en rendrais même pas compte puisque je suis rongé par la subjectivité permanente de mes yeux, de mes nerfs, de mon nez, de mon ouïe, de mon cerveau... et puis je compte sur vous pour éliminer les brebis galeuses qui osent être différentes et sortir du troupeau.

Je voudrais tellement...

je voudrais tellement...

...la revoir, sans compter le temps qui passe, sans compter le temps qui nous séparera ensuite.
...manger du chocolat à souhait et le déguster toujours comme si c'était la première bouchée.
...enregistrer mes cours instantanément, en un clin d'œil pour m'éviter un blocus pénible.
...être un artiste et faire quelque chose d'extraordinaire.

J'aurais tant voulu...

...me sentir un jour parfaitement bien dans ma peau.
...oser claquer les portes de la tolérance abusive.
...changer ma vie, changer ma tête, changer mon corps.
...voir un jour le monde d'une autre manière.

Alors tant pire...

...je continuerai à ouvrir ma grande gueule.
...à tenter d'appliquer mes idées.
...à vivre parfois vivement critiqué, souvent incompris.
...pourvu que je supporte toujours de me regarder dans le mirroir