30 juillet 2007

Gare à nous

"Those who would give up essential liberty to purchase a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety."
Benjamin Franklin

Dans un monde où l'ordre et l'équilibre vascillent, les solutions apportées m'effraient. Quoiqu'on en dise : surveillance vidéo, pistages, traques, écoutent téléphoniques, traçages d'ip, immixtions dans la vie privée en tout genre, fouilles et analyses de vos habitudes et de votre identité propre sont autant d'exemples d'atteintes à nos libertés fondamentales. De quel droit s'arrête-t-on à des critères si pauvres, tellement insignifiants dans ce qui accomplit un homme ? Les honnêtes gens et les faibles en pâtiront, les puissants et les malfrats en riront haut et fort ! Qui et qu'est-ce qui nous garantit que dans dix ans nos institutions seront toujours démocratiques ? Donnez de la puissance à un état, laissez-le dériver un peu et décliner, puis voyez comment les fascistes, les nationalistes, les communistes et les nazis ont réglé les questions humaines, économiques, artistiques, sociales et sociétales !

Où va-t-on... je me le demande. Nous nous jettons nous-même pieds et poings liées et yeux bandés dans la gueule du loup. Nous donnons à une minorité les moyens de nous contrôler encore plus, encore mieux.

Oui, je le dis haut et fort, j'ai peur de l'avenir quand je vois ce qu'on appelle illégitimement l'anti terrorisme, un mot qui fait plus peur que ce qu'il représente. J'ai peur quand je vois des Belges voter pour la surveillance vidéo dans les transports en commun, effrayés parce que lâches, imbéciles, ignards et faux-culs qu'ils sont. Effrayantes sont toutes ces caméras qui poussent comme des champignons ci et là, dans les endroits publics et privés pour lutter contre une criminalité qu'ils conçoivent tous d'avance basanée ou slave. Avant c'était les jeunes, maintenant les musulmans et les Polonais, demain vous et moi ?

Tous en prisons aux mains de nos futurs bourreaux pour l'ordre et la tranquilité des riches, des puissants et des influents ! Allez pressez le pas mesdames messieurs. Ce sera sans moi, sans ma caution et encore moins avec ma collaboration. Résistance ! L'informatique, le commerce, l'art, les idées, les modes de vie, les hommes et les femmes libres ! Résistance ! Il faut tenir bon et maintenir nos idéaux bien haut, ce sont nos derniers étendards !

Encore et encore

Pour qui écrire, pourquoi écrire ? Pour moi, pour elle ou pour personne ? Pour réaliser une catharsis, pour soulager une partie de moi qui ne sait mettre les mots sur ce que je vis ? Pour gaspiller du temps en l'occupant à réaliser des choses au final bien peu productives. Je me demande un peu tout ça à la fois et tant que je n'aurai pas de réponses claires, je continuerai de me répandre en mots, en questions, en réflexions et en déclarations.

C'est décidé, c'est la seule chose à dire, je dois être complètement fou.

29 juillet 2007

À vrai dire

La liberté n'a pas de prix mais une chose est sûre : elle coûte cher.
Besoin imminent de m'engager, de faire quelque chose. Chaque seconde qui passe à ne pas agir est un sérieux gâchis.

28 juillet 2007

Sait-on vraiment ?

S'il est évident que je n'ai jamais été un garçon charmeur, au vu du nombre frôlant la nullité de ce qui ne pourrait même pas s'appeler des conquêtes et s'il est honnête de dire que j'ai connu peu d'histoires d'amour(ettes), alors il est donc logique de dire que je manque d'expérience et de recul en amour.
Toutefois, si de toute ma vie il devait n'exister qu'un seul et unique amour, je le sens, je sais, c'est bien toi mon cœur à qui j'adresse ce billet. Je n'ai ni preuve, ni raisonnement conséquent. Quelqu'un en a-t-il seulement un ? Si jamais je n'ai connu d'amour tellement fort, tellement beau et tellement magique c'est que jamais je ne voudrais le tâcher, que jamais je ne voudrais l'abîmer ou le banaliser.

Est-ce la bonne ? Je n'en sais rien, qui peut jamais le savoir. Cependant s'il doit y en avoir une seule, rien qu'une personne qui sache gagner mon cœur et ma confiance d'un battement de cils, c'est bien toi. Et de me répéter régulièrement en ce moment que je suis après tout et malgré tout très heureux à deux là où beaucoup sont presques heureux ou tristes seuls.

Et puis il y a ces trois mots qui se répètent et s'enchaînent, avec toujours plus de force :
je t'aime

27 juillet 2007

Envie de quitter tout ça

J'en ai vraiment marre que mes propres parents me reproches les moindres faits et gestes. Je suis selon eux un de ces pauvres mecs paumés qui ne font rien de leur vie. Parce que oui, avoir des idées, étudier, vouloir profiter un peu de la vie avant qu'elle ne m'écrase c'est trop pour eux. Alors qu'ils lisent ce blog ou pas m'est complètement égal. Il existe selon moi des remarques de parents tout à fait judicieuses – j'en ai reçues pas mal et j'en avais bien besoin, mais il y a d'autre part des reproches de personnes aigries qui ne peuvent plus comprendre la jeunesse qui les côtoie. « De mon temps je n'ai jamais eu... » et c'est tout à fait ce qui se passe actuellement. Les adultes qui recommencent ce qu'ils ont vécus sont de vrais imbéciles. Ceci dit face à un imbécile, il faut réfléchir pour deux. Je suis jeune et j'ai la vie devant moi, du sais-je en baver, je vais m'arranger pour ne plus jamais avoir à subir ces reproches injustes et insupportables à longueur de journée. Le gars paumé qui ne fait rien de sa vie va peut-être prendre des risques, mais il ne regrettera rien car enfin il fera de sa vie ce que bon lui semble. Des années plus tard nous verrons qui aura raison, cependant il sera trop tard de revenir en larmes vers l'autre. Les jeunes vous volent le monde, peut-être, mais c'est nous qui le façonnons et certainement bien mieux que vous ne l'avez jamais fait.

« Si les jeunes s'arrêtaient de crier, le monde crèverait de silence. »

24 juillet 2007

Elementary Mr. Watson

It's not easy to take it easy !

23 juillet 2007

Le temps passe et je réalise que je perds peu à peu cette faculté d'utiliser à mille desseins mon imagination. J'en suis sûr, tout et rien est réel à la fois. Je ne me l'explique pas, mais ce monde est une éphéméride. Ma vie est insignifiante, elle compte seule à mes yeux et à ceux dont j'influe la vie par ma présence ou par mes actes. Elle ne prend du sens que tant que je vis et que mes proches vivent.
Pour le reste, ce monde devient trop sérieux pour moi, et à force de le prendre au sérieux il me tuera. Il parait si cruel et tellement magnifique à la fois, il allie les paradoxes à merveille, il marie l'horreur à la beauté, la joie à la déprime, l'amour à l'inhumanité. Il semble tellement possible de le comprendre et pourtant jamais aucun homme et jamais aucune mémoire de l'humanité suffira à le saisir dans sa totalité.

Et il y a ici ces hommes, dont les pensées sont des fleurs qui pousse tellement difficilement et tellement différemment les unes des autres et qui pourtant, toutes, ont le potentiels de créer et d'imaginer de grandes choses. Il y a ce terreau fertile qui nous projette toujours en avant, il y a aussi ce vieux fumier pestilentiel qui nous laisse accomplir bon nombres d'horreurs. Je hais autant que j'aime l'homme.

Je voudrais parfois être tout le monde à la fois pour voir le monde globalement, alors je serais un dieu. En tout cas, depuis quelques années enfin je m'ouvre aux autres et je me sens changer. Qui suis-je ? Y a-t-il seulement une réponse ? Un amour et des amités qui me sortent de la pseudo réalité des sujets académiques et de l'imagination. Un amour et des amitiés qui me font voir les choses enfin différemment, qui me sorte de mon exclusivité débile et pathétique. Je me sens glisser vers autre chose, je ne sais pas vraiment où, mais que ce soit ou non droit dans le mur, j'irai de gré à leur côté.

Et quand tous ces cadavres exquis qui sortent de moi me font perdre le nord, et surtout lorsque les faits irréels qui font de ma vie irréelle souvent une vie presque insupportable m'assaillent, alors je tente de me réfugier dans un havre de paix et d'amour, dans une bulle intouchable dont la beauté et la magie m'en font oublier tout le reste. Je n'ai pas de propriété, je n'ai aucune bâtisse, aucun jardin et nulle richesse matérielle. Ma maison, mon refuge, mon paradis, mon trésor, il est dans ses yeux, dans chacun de ses baisers, dans sa tête, dans notre amour. Que ce soit au chemin du Sohy, à la route de Nismes, à Bruxelles, à Louvain-La-Neuve, à La Panne, à Noville les bois, et peu importe où ailleurs encore, je suis avec elle le plus heureux des dieux, bien loin au dessus des hommes et de la réalité. Je plane, je vole, je vis, je ris, je sais, je veux... j'aime.

Ah ça oui, je t'aime, je t'aime tellement mon cœur.